Ecran de la terreur

Bienvenue en compagnie des olds movies…

Herbert L. Strock / How to make a monster 1958

Né le 30 Janvier 1918 (décédé le 30 Novembre 2005), Herbert L. Strock a vécu à Boston avant d’émigrer avec sa famille  à l’âge de 13 ans à Los Angeles. Par la suite, il étudie à l’école de Beverly Hills et obtient un diplôme de journalisme. Attiré par le cinéma, il travaille comme agent publicitaire pour la M.G.M. Démobilisé après la seconde guerre mondiale, il revient au studios de la M.G.M. où il dirige 11 épisodes de la série “The cases of Eddie Drake“. Puis il signe un contrat avec les studios ZIV où il réalisera des épisodes des feuilletons : “Highway Patrol” , “The veil”,” I led 3 lives”, “Colt 45”, “Dragnet”, “Harbour command”… En 1953, il participe à la réalisation du film “The magnetic monster” en collaboration avec Curt Siodmak, mais son nom n’apparaîtra pas au générique.
A propos du film : J’ai rencontré Curt Siodmak sur le plateau de tournage avec le producteur Ivan Gof. Curt Siomak réalisait et moi j’étais le producteur et monteur. Après avoir visionné les rushes durant trois journées, je n’étais pas content du tout! Une dispute éclata entre Yvan Tors et Siodmak qui avorta sur le renvoi de ce dernier! Au final, je dus terminer le film et le monter!”

Sa première réalisation au cinéma sera en 1954 avec “Gog” un film tourné en 3 dimensions avec Richard Egan. C’est là qu’il rencontrera le producteur Herman Cohen qui lui demandera de réaliser “I was a teenage Frankenstein”

Herbert L. Strock à propos de : “I was a teenage Frankenstein” : Lorsque je lus le scénario, je le trouvais franchement ringard! Je n’étais pas non plus d’accord sur le casting surtout avec le choix de l’acteur principal Gary Conway, que je trouvais trop faible! Pour le scénario, j’essayais de le convaincre de la nécessité d’une nouvelle écriture, mais avec lui c’était impossible! Il était têtu et avait des idées très précises sur ce qu’il désirait! Il choisit un chef opérateur que je dus faire renvoyer au bout de trois jours de tournage.. Ce n’était pas une partie de plaisir que de travailler avec lui!”

Par la suite, Herbert L. Strock tournera deux autres films sous la direction du producteur Herman Cohen : “How to make a monster” et “Blood of Dracula”. 

Tout en travaillant pour la télévision, il mettra en scène en 1963 un film de science fiction : “The crawling hand” avec Peter Breck. Sa dernière réalisation date de 1980 avec “The witches Brew” qui est en fait un remake d’un film avec Lon Chaney. Celui-ci était devenu un ami d’Herbert L. Strock  à la suite d’un tournage de 13 épisodes : “13 démon Street” dont trois épisodes sortiront en un film intitulé : “The devil’s messenger“. 

En 1957, Herbert L. Strock se voit confier la mise en scène de “How to make a monster” sous la houlette du producteur Herman Cohen. Le film réunit les deux monstres de la série “I was a teenage” : la créature de Frankenstein et le Loup Garou. Le scénario est écrit par Herman Cohen en collaboration avec Abel Kandel  un scénariste qui travaillait pour la télévision et qui sera l’auteur du script de “I was a teenage Werewolf” de Gene F. Jr. Pour “How to make a monster“, les deux hommes concoctent un scénario délirant nous montrant la vengeance d’un maquilleur de cinéma licencié abusivement! En effet Pete Drumon qui a travaillé depuis 25 ans aux studios American est congédié par les nouveaux propriétaires. Ceux-ci ne désirent plus investir dans le film d’horreur mais dans la comédie musicale. Frustré, Drumon va se servir de deux acteurs juvéniles Larry Drake et Tony Mantill qu’il maquille en teenage Frankenstein et teenage werewolf. Puis à l’aide d’une drogue qu’il applique sur leurs visages, ils les envoie trucider ses ennemis. Le premier, Jeffrey Clayton sera sauvagement occis par le loup garou alors qu’il visionne la copie du film “I was a teenage Werewolf“. Le second John Nixon finira agonisera fans les mains de la créature alors qu’il garait sa voiture dans le garage! Clou du spectacle, Peter Drumon se confectionnera un visage horrible afin de tuer le gardien des studios devenu trop gênant! 
On retrouve l’acteur Gary Conway (I was a teenage Frankenstein) pour incarner le rôle de la créature de Frankenstein face au loup garou interprété ici par Gary Clarke (16 Août 1933) qui est un acteur de télévision connu pour être un des protagonistes de la série “Le Virginien” où il est le jeune Steve Hill aux côtés de James Drury, Lee J. Cobb et Doug Mac Clure. Dans le rôle de Rivero l’assistant de Drumon, on retrouve une autre trogne du serial : Paul Brinegar  (10 Décembre 1917 – 27 Mars 1995) qui fera office du cuistot Whisborne dans la légendaire série : “Rahwide” avec Eric Flemyng et Clint Eastwood…
On retrouve dans “How to make a monster” le maquilleur  Philipp Scheer ( 1er Mai 1904 – 11 Novembre 1968) qui fit ses débuts comme assistant maquilleur dans le film des frères HalperinRevolt of the zombies” en 1936. C’est lui qui confectionnera le très beau maquillage sur Michael London pour “I was a teenage werewolf”. On remarquera qu’ici le masque que porte Gary Clarke est légèrement modifié par rapport au film précédent. Seule la créature de Frankenstein est la réplique fidèle du film d’Herbert L. Strock. Par la suite, Philipp Scheer sera le responsable du maquillage de Sandra Harrison dans “Blood of Dracula“. Il travaillera pour “Attack of the puppet people”, “Invisible invaders” et “Black zoo” Dans le film on assiste au tournage d’une nouvelle aventure entre le monstre de Frankenstein et le Lycanthrope. On peut apercevoir les deux affiches originales des deux “teenages”. La fin du film photographiée en couleurs est beaucoup plus longue que celle du “I was a teenage Frankenstein“. Dans le salon du maquilleur sont accrochés au murs les masques de “The she creature”, “It Conquered the world” .
Rendant un hommage à la musique du rock (c’était l’époque), la production engagea le chanteur John Ashley qui entonnera quelques mesures endiablées avec sa chanson : “You’ve got to have ee.ooo”…
Je terminerai cet article en n’oubliant pas de citer la performance de l’acteur Robert H. Harris dans le rôle de Pete Dumon. Avec son physique grassouillet et sa voie mielleuse, il cache un profond mépris et une haine farouche envers ceux qui se mettent en travers de sa route. Dans la séquence finale il présente aux deux acteurs avec une certaine fierté, les masques qu’il a crée les condidérant comme “ses enfants”.  De son vrai nom Robert H. Hurwitz (15 Juin 1911 – 30 Novembre 1981). Classé pour être un vétéran du théâtre Yiddish, il apparaît au cinéma en 1948 dans “La cité sans voile” de Jules Dassin où il n’est pas crédité au générique! Véritable star du petit écran de 1949 à 1977 (son dernier rôle dans “L’homme qui valait trois milliards“), il ne décrochera que quelques rôles pour le grand écran : “Peyton place” (1957), ” Le dompteur de femmes” (1961), “Amérique, Amérique” (1963), “Mirage” (1965), “La vallée des poupées” (1967), “La légende de Jesse James” (1972).
Collection privée E.Escofier

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Collection privée E.Escofier
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Fiche Technique

Réalisateur   :   Herbert L. Strock
Producteurs :   Samuel Z. Arkoff et J. Nicholson
Produc. Exe :   Herman Cohen
Scénario de :   Herman Cohen et Abel Kandel
Photogr.       :   Maury Gertsman
Maquillage   :   Philipp Scheer
Musique de  :  Paul Dunlap
Décors de    :   Morris Hoffman
Direc Art.     :   Leslie Thomas
Distribution : Robert H. Harris (Pete Dumon), Paul Brinegar (Rivero), Gary Conway (Tony Mantill), Gary Clarke (Larry Drake), Malcom Atterburry (Richard), Morris Ankrum (Capitaine Hartod), Walter Reed (Détective Thompson), Eddie Marr (John Nixon), Paul Maxwell (Jeffrey Clayton)




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