Ecran de la terreur

Bienvenue en compagnie des olds movies…

The Tingler 1959

The tingler” est le troisième film que réalise William Castle après “Macabre” et “La nuit de tous les mystères“. Cet homme au faciès accueillant, fumant d’énormes cigares, fut prénommé “le maître du cinéma d’horreur”. Véritable adorateur d’Alfred Hitchcock, il débute sa carrière cinématographique après avoir créer une adaptation théâtrale de “Dracula” et de “La volonté du mort”.
C’est allant voir avec son épouse le film “The fiends” (les diaboliques) de Georges Henry Clouzot, que William Castle à l’idée de réaliser des films d’horreurs. Ceux ci seront différents des autres productions hollywoodiennes où le monstre du Docteur Frankenstein , le Comte Dracula et la Momie Kharis venaient tout à tour épouvanter le spectateur. Dans ses futures mises en scènes, le monstre sera l’être humain. De plus, il va imaginer  de créer un effet choc : “le gimmick” (le truc) qui va rapporter des sommes colossales aux producteur. C’est ainsi que pour “Macabre” les spectateurs devaient contracter une assurance vie à la Lloyd Compagny de Londres de mille dollars en cas de décès durant la projection du film. Pour “La nuit de tous les mystères“, une dizaine de squelettes traversent la salle de cinéma sur des cables de nylon, frôlant ainsi la tête des spectateurs.
Mais revenons à ce fameux “désosseurs de cadavres” (titre distribué en Belgique) dont l’histoire est écrite par le scénariste attitré de Castle : Robb White. A cette époque là, les deux premiers films “Macabre” et “La nuit de tous les mystères” produits par l’Allied Artists avaient engrangés plus de dix million de dollars de bénéfice. Aussi Castle décide d’aller voir Henry Kohn, le directeur de la Columbia. Mais ce dernier est absent. Aussi il laisse le scénario à sa productrice associée : Donna Holloway. Rapidement il reçoit une réponse favorable d’Henry Kohn, lorsque celui-ci apprend que la vedette est Vincent Price. Notre acteur est heureux de tourner pour la deuxième fois avec William Castle.

Entretient avec Vincent Price à Paris en 1982 : “J’ai rencontré William Castle dans un snack alors que je dégustais un café. Il était assis à quelques mètres de moi. Je ne le connaissais pas. Il me demanda poliment  de venir m’asseoir à sa table. Il avait vu quelques uns de mes films. A cette époque je n’allais pas bien. Depuis “L’homme au masque de cire “, je jouais des rôles de troisième ordre, excepté dans le film de John Brahm : “The mad magician” où je reprenais un rôle similaire à celui de “House of wax“. Ma dernière apparition dans le film fantastique était dans “The fly” (la mouche noire) de Kurt Neumann, mais je n’étais qu’en troisième position par rapport aux deux autres acteurs : Arthur Edeson et Patricia Owens. Je pensais que ma côte de popularité dans ce genre de film s’était brusquement effondrée. Aussi ma rencontre avec William Castle fut bénéfique. Lorsqu’il me proposa de tourner “La nuit de tous les mystères” que j’acceptais sans en avoir lu le scénario, je remarquais qu’à sa sortie , je remontais au box office grâce aux pourcentages que rapporta le film ainsi que ma prestation. Il est vrai que le tournage fut une réelle partie de plaisir. Je m’amusais énormément avec le reste du casting en se faire peur en employant le squelette qui servait à la séquence finale. Pour ce qui est du “Tringler” j’incarnais un médecin légiste chargé de disséquer les cadavres condamnés à la chaise électrique. Le scénario était intéressant mais moins horrifiant que le précédent. Je trouvais pour ma part que la bande comportait beaucoup de dialogues et peu de scènes de terreur, si ce n’est la séquence où Mrs Higgins est victime d’hallucinations. Mais à cette époque là, le public était bon enfant et il accourait devant les films de William Castle pour y découvrir son nouveau gimmick. Mais ce que je peux dire, c’est grâce à ces deux films que ma carrière fut relancée”. 

Pour le “Tingler”, William Castle fait installer des boîtes métalliques au dessous de chaque fauteuil qui renferment des moteurs électriques. Lorsque le “Tingler” apparaît sur l’écran, les fauteuils se mettent à vibrer, causant aux spectateurs un effet de surprise tandis que la voix de Vincent Price annonce que le “Tingler” s’est échappé dans la salle! Une femme placée parmi l’audience, était transportée hors de la salle par une infirmière, la projection reprenait de plus belle. Fortement influencé par la série d’Alfred Hitchcok présente, William Castle lui rend hommage en apparaissant au début du film où avec un humour macabre, il met le spectateur en condition.Un autre hommage est rendu à H.G. Clouzot dans laquelle l’actrice Judith Evelyn voit dans la salle de bain, sa baignoire remplie d’un sang rouge vif (petit clin d’oeuil au “Diaboliques“) 
Si Vincent Price est la vedette du film, il est entouré d’acteurs comme Darryl Hyckman (28 Juillet 1931) qui fut un enfant acteur puisqu’il débuta sa carrière à l’âge de 6 ans dans “Le prisonnier de Zenda” de John Cronwell en 1936, suivi de “Si j’étais un Roi” en 1936 de Frank Lloyd,Les raisons de la colère” de John Ford en 1940. On recense une filmographie qui s’étale à plus de cent films. Parallèlement il joue au petit écran dans des séries à vifs succès : “Perry Mason, les incorruptibles, “Au nom de la loi, L’homme et le défi, Annie Oakley“. puis en 1980 il apparaît dans un film réalisé et interpréta par Burt Reynolds : “Sharky’s Machine“. Il finit sa carrière comme professeur d’art dramatique et travaille dans la section de doublage pour les dessins animés de Hanna-Barbara Productions. Pour “The tingler” il joue le rôle de David Morris l’assistant de Vincent Price.

Dans le rôle de Mrs Higgins, c’est l’actrice Judith Evelyn née Evelyn Morris le 20 Mars 1909 à Sénéca dans le Dakota (décédée le 7 Mai 1967 à New-York). Elle commence une carrière théâtrale  dans la pièce de Patrick Hamilton : “La rue des Anges” aux côtés de Leo G. Caroll et de Vincent Price. Pièce qui sera jouée 1295 fois de Décembre 1941 à Décembre 1944. Suivront quatre autres pièces avant qu’elle apparaisse à la télévision dans plus de quarante séries. Son dernier film est “The tingler” après avoir été au générique de “La treizième lettre” d’Otto Preminger en 1951, “Fenêtre sur cour” d’Alfred Hitchcock en 1954, “L’Egyptien” (1954) de Michael Curtiz, “La maison sur la plage” (1955) de Joseph Pevney, L’impudique de Philip Dune’ (1956), “Géant” de Georges Stevens en 1956, “Les frères Karamazov” de Richard Brokks en 1958, “Crépuscule sur l’Océan” de Joseph Pevney en 1958.  Toujours influencé par son maître Alfred Hitchcock, William Castle engage pour jouer le rôle de Mr Higins l’acteur Philip Coolidge (1908-1967) qui était connu pour avoir participé à de nombreux feuilletons de la série Alfred Hitchcock présente.
The tingler” rapporta plus de six million de dollars à la production bien que la critique du New York Time annonçait que le film était une oeuvre médiocre. Il est vrai qu’il ne fut pasle meilleur film de son auteur. On attribua cette prodigieuse recette grâce au” gimmick” qui attira des millions d’adolescents.

Collection privée E.Escofier

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Collection privée E.Escofier

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Collection privée E.Escofier

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Collection privée E.Escofier

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FICHE TECHNIQUE

Réalisateur  :   William Castle
Producteur  :   William Castle
Scénariste    :   Robb White
Musique       :  Von Dexter
Maquillage  :   Monty Westmore
Photogr.       :   Wilfred M. Cline  NB
Décors         :   Milton Strumph
Distribution :  Vincent Price (Dr Warren Chapin), Judith Evelyn (Martha Higgins), Darryl Hickman (David Morris), Patricia Cutts (Isabel Chapin), Pamela Lincoln (Lucy Stevens), Philipp Coolidge (Olive Higgins).



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